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2025 : un record de créations d’entreprises… et de défaillances

Si le contexte global, notamment économique n’est pas au beau fixe en France, l’année 2025 a été marquée par un bilan historique. Plus de 1,16 millions de structures ont été créées, avec en tête, les micro-entreprises. Un bémol toutefois, le nombre de défaillances est également en hausse… L’éclairage d’AÉSIO mutuelle.

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Quelques chiffres

  • 1,16 millions d’entreprises créées en 2025 en France
  • Soit une hausse de +5% vs 2024
  • +6% des immatriculations de micro-entrepreneurs et créations de sociétés
  • 44% des entreprises individuelles ont été créées par des femmes

Vers quelles structures s’orientent les entrepreneurs en 2025 ?

Les micro-entreprises

Le régime de la micro-entreprise arrive en tête, avec deux tiers des créations. Les créateurs l’apprécient pour son statut simplifié, sur le plan administratif et fiscal.  Il peut notamment représenter un premier pas vers l’entrepreneuriat, une manière de tester un projet, débuter une activité. Avec la possibilité même de conserver son statut de salarié en parallèle, ce qui limite les risques financiers.

Une enquête menée en 2025 par l’Insee auprès des micro-entrepreneurs révélait les raisons du choix de ce statut :

  • 42 % pour devenir indépendants
  • 30 % pour gagner plus
  • 26 % pour trouver ou créer une activité porteuse de sens
  • 8 % en raison d’une perte d’emploi et/ou de l’impossibilité de trouver un travail salarié

Les sociétés

La création de sociétés progresse de 5,9% en 2025. Une tendance qui démontre la préférence pour des formes d’entrepreneuriat tournées vers la souplesse et collectivité.

Les secteurs les plus plébiscités des entreprises créées

  • +12% dans les services administratifs et de soutien
  • +11% dans le commerce et la réparation
  • +6% dans les transports et l’entreposage

A noter, on observe au contraire un recul de 13,9 % des activités financières et d’assurances. En cause notamment le changement des règles de classement des codes APE.

Si le nombre de vendeurs à domicile indépendants baisse, c’est l’inverse pour les activités d’e-commerce, dans la vente à distance.

Qui sont les créateurs d’entreprises individuelles en France ?

Les créateurs d’entreprises sont le plus souvent animés tout d’abord par un besoin de liberté et d’indépendance.

L’âge moyen des créateurs d’entreprise est de 35 ans en moyenne.

Les moins de 30 ans, qui représentent 40% des entrepreneurs, choisissent majoritairement des activités autour de l’audiovisuel, la communication, le numérique et certaines professions de santé, telles que la kinésithérapie ou la médecine général.

On observe une part non négligeable de seniors qui choisissent la vie d’entrepreneur. Ils représentent 24% de la population active. Leurs motivations peuvent être multiples : capitaliser sur leur expérience professionnelle, besoin d’un revenu supplémentaire, envie de donner vie à un projet qui leur est cher…

Les femmes optent majoritairement pour les services, tels que la coiffure, la blanchisserie, la réparation des biens (75%). Egalement vers la santé humaine et l’action sociale.

Création d’entreprises : une réalité en demi-teinte

Si nous pouvons nous réjouir de ce dynamisme de l’entrepreneuriat, il faut toutefois tenir compte également d’une autre réalité. La Banque de France a publié le nombre de faillites dans le pays. Il atteint également un nombre record en 2025.

  • 68 564 défaillances sur l’année, soit + 3,5% vs 2024
  • 3e rang pour la France des pays enregistrant la plus forte hausse en Europe, derrière la Grèce et la Hongrie
  • Une progression de 150% contre 67% en moyenne dans l’union européenne et 75% dans la zone euro

Pourquoi les entreprises sont-elles fragilisées ?

La période post-Covid avait permis à des milliers d’entreprises de se maintenir grâce aux aides proposées par l’Etat. Les mesures de soutien, tels que les prêts garantis par l’Etat, le fonds de solidarité, le chômage partiel… avaient permis d’éviter la faillite de nombreuses entreprises. Les entreprises ont dû faire face « l’après ». Certaines, qui avaient recouru aux prêts garantis par l’Etat, ont eu des difficultés à rembourser leurs dettes, d’autant plus avec la hausse des taux d’intérêt.

Elles ont par ailleurs souvent rencontré des difficultés à faire face à l’inflation causée par la guerre en Ukraine. La dépense énergétique est passé de 6,7% du CA en 2019 à 12% en 2022.

De plus, le contexte actuel véhicule des incertitudes politiques et réglementaires, qui a engendré un recul des investissements. La situation des finances publiques, l’épisode de la dissolution, les censures et les démissions successives de gouvernements ont entraîné un manque de visibilité et de projection pour les entreprises.

La consommation des ménages est en baisse. Les Français s’inquiètent de la situation économique du pays, redoutent une hausse des impôts et du chômage.

Quelles sont les entreprises les plus touchées par la défaillance ?  

Les PME de plus de 100 salariés voit s’afficher une hausse de 30% de nombre de défaillances par rapport à 2024. Pour les TPE de 6 à 19 salariés, c’est une hausse de 10%. Les TPE de moins de 6 salariés et les PME de moins de 100 salariés tirent le mieux leur épingle du jeu.  

Côté secteurs, ce sont ceux du commerce qui s’en sortent le mieux. La part de défaillances perd 2%. L’industrie se stabilise. En revanche, certaines activités sont particulièrement exposées. C’est le cas des secteurs du social et de la santé, qui accusent une hausse de 31%. Les activités récréatives + 28% et les activités d’assurance et financières +15%.

Souvent reléguée au second plan lors de la création, la protection sociale du TNS est pourtant déterminante pour sécuriser son avenir personnel et professionnel. Parce que la protection sociale est un pilier clé du parcours entrepreneurial, nous accompagnons également les créateurs d’entreprise sur le volet TNS :

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