Complémentaire santé et médecines douces

Véritables alternatives aux traitements pharmaceutiques, les médecines non conventionnelles séduisent de plus en plus de Français par leur approche plus globale et naturelle. À quoi servent-elles ? Sont-elles prises en charge ? Zoom sur les médecines douces avec AÉSIO Mutuelle.

Quelle est l’utilité d’une complémentaire santé ?

L’Assurance Maladie obligatoire, l’une des cinq branches de la Sécurité sociale, rembourse vos dépenses de santé. Mais ce remboursement est partiel. En effet, seuls les actes nomenclaturés font l’objet d’une prise en charge, sur la base d’un taux de remboursement inférieur à 100 % (sauf cas particulier). L’assuré doit s’acquitter d’un reste à charge, appelé ticket modérateur.

 La couverture complémentaire santé prend à sa charge la part de vos dépenses non remboursée par l’Assurance Maladie obligatoire. Ce contrat est souscrit à titre individuel ou collectif auprès d’une société d’assurance, d’une mutuelle ou d’une institution de prévoyance. Un contrat de complémentaire santé est parfois désigné sous les noms de « mutuelle santé » (langage courant) et de « régime de prévoyance frais de santé ». Certains contrats prévoient des garanties plus larges, et prennent en charge des prestations non remboursées par l’Assurance Maladie obligatoire, comme les médecines douces.

Qu’est-ce qu’une médecine douce ?

La médecine douce est une médecine alternative à la médecine conventionnelle (telle que nous la connaissons en Occident). Aussi appelées médecines « parallèles », « non conventionnelles » ou « naturelles », les médecines douces sont devenues un complément ou une alternative aux traitements qui nécessitent la prise de médicaments ou des soins chirurgicaux. Elles sont justement nommées “douces” car elles excluent tout traitement médicamenteux ou chirurgical. Se basant souvent sur une approche plus globale de la personne, elles privilégient l’utilisation de techniques naturelles telles que les massages, les plantes ou l’homéopathie. Elles accordent également une grande importance à l’écoute du patient.

La médecine douce séduit de plus en plus de Français, patients ou praticiens. Les plus courantes sont l’homéopathie, l’ostéopathie, l’acupuncture, ou encore la sophrologie.

 

Des pratiques répertoriées reconnues par les autorités

L’Organisation mondiale de la santé reconnait certaines médecines douces ou non conventionnelles. La médecine traditionnelle chinoise est par exemple reconnue officiellement par l’OMS. La loi relative aux droits des malades et la qualité du système de santé reconnait et encadre la pratique de l’ostéopathie en France depuis 2002 : l’usage professionnel du titre d’ostéopathe est ainsi réservé aux praticiens diplômés par un établissement agréé.

Les médecines douces remplacent-elles la médecine conventionnelle ?

Les médecines douces peuvent apporter un réel bien-être. Elles n’ont pas vocation toutefois à se substituer à la médecine conventionnelle. Vous constatez des symptômes qui vous inquiètent ? Vous souffrez d’une pathologie ? Vous devez continuer à consulter votre médecin traitant et les éventuels médecins correspondants vers lesquels il vous oriente, dans le cadre du parcours de soins coordonnés.

N’hésitez pas aussi à informer ou à demander conseil à votre médecin traitant avant d’essayer la pratique d’une médecine douce.

La complémentaire santé rembourse-t-elle les médecines douces ?

Conscient de l’intérêt des Français pour ces thérapies, des sociétés d’assurance, des mutuelles et des institutions de prévoyance  remboursent les médecines douces. Les garanties et les niveaux de couverture concernent autant les contrats pour les particuliers que pour les entreprises. De nombreuses spécialités de médecine alternative peuvent être prises en charge : acupuncteurs, auriculothérapeutes, chiropracteurs, cryothérapie, diététiciens, homéopathes, naturothérapeutes, nutritionnistes, ostéopathes, pédicures, phytothérapeutes, podologues, psychologues, sexologues, sophrologues, etc.

Certains contrats d’entreprises peuvent également avoir négocié le remboursement d’autres médecines douces au sein du contrat tels que le shiatsu, la mésothérapie, la réflexologie, etc.

Comment choisir une complémentaire santé qui rembourse les médecines douces ?

Les médecines douces ne sont pas, sauf exception, prises en charge par l’Assurance Maladie. Le niveau de couverture peut ainsi varier fortement d’un contrat à l’autre. Vous devez être attentif à plusieurs éléments au moment de choisir votre mutuelle, société d’assurance ou institution de prévoyance, en analysant notamment :

  • Les médecines douces prises en charge ;
  • Le plafond de garantie (somme maximale de remboursement) ;
  • Les limitations (cf. conditions générales du contrat) ;
  • Des délais de carence (délai entre la signature du contrat et l’activation d’une garantie).

Par exemple, un contrat peut prendre en charge l’acupuncture :

  • Dans la limite de 5 séances par an ;
  • Pour un moment maximal de 150 € par an ;
  • Avec un délai de carence de 12 mois.

Pour certaines pratiques, le praticien doit être titulaire d’un diplôme d’État reconnu dans sa spécialité et inscrit au répertoire ADELI, qui recense les coordonnées professionnelles des praticiens encadrés par le code de Santé Publique.

De nombreuses médecines douces potentiellement remboursées

Les médecines douces répertoriées le plus souvent dans les contrats de complémentaire santé sont les thérapies alternatives les plus recherchées par les adhérents :

  • L’acupuncture fait partie de la médecine traditionnelle chinoise. Cet art thérapeutique associe les symptômes d’une maladie à un dérèglement de la circulation de l’énergie vitale dans l’organisme. Cette discipline s’appuie essentiellement sur de fines aiguilles positionnées sur différents "points d’acupuncture" de la surface du corps pour stimuler l’énergie vitale.
  • L’auriculothérapie est une discipline souvent comparée à l’acupuncture qui utilise la liaison entre le système nerveux et l’oreille pour soulager divers problèmes : les douleurs, les addictions (au tabac par exemple), ou encore le stress.
  • La chiropraxie (ou chiropractie) est souvent mise en parallèle avec l’ostéopathie. Elle se caractérise par le recours à des manipulations précises du bassin et de la colonne vertébrale du patient pour agir sur les dysfonctionnements du corps.
  • La cryothérapie sert à réduire les temps de récupération après les efforts intenses, ou à en diminuer les douleurs, mais elle peut également soulager de nombreuses pathologies. Elle consiste à exposer le corps à une température extrême pour favoriser notamment l’élimination de toxines.
  • La diététique est la science de l’hygiène alimentaire. Le praticien accompagne le patient vers le retour à l’équilibre alimentaire.
  • La nutrition est l’étude des maladies liées au métabolisme et ayant une répercussion sur l’alimentation (troubles alimentaires comme l'hyperphagie ou l'anorexie, et maladies comme le diabète l’obésité notamment) et l’accompagnement vers l’adoption de nouvelles habitudes alimentaires tenant compte de ces facteurs.
  • L’homéopathie est une thérapie naturelle fondée sur le principe que le corps est capable de se guérir lui-même. En ce sens, l’homéopathie consiste à stimuler le système immunitaire en le confrontant à des quantités très diluées de substances qui provoquent des symptômes, pour mieux les combattre ensuite.
  • L’ostéopathie est une méthode thérapeutique qui repose sur un ensemble de manipulations : étirements, palpations, pressions douces…, etc. Agissant sur l’ensemble du corps, l’ostéopathe est à l’écoute des différents systèmes de l’organisme (système nerveux, digestif, circulatoire…, etc.) pour trouver l’origine d’un dysfonctionnement et le corriger.
  • La naturothérapie est une médecine traditionnelle qui étudie les faiblesses intérieures de l’organisme du patient pour proposer les meilleures solutions naturelles face aux causes d’un mal-être.
  • La pédicurie s’intéresse à l'hygiène du pied. Elle traite principalement les troubles épidermiques ou de l’ongle. La podologie étudie les déformations du pied, les pathologies, et troubles posturaux notamment.
  • La phytothérapie est une médecine ancestrale qui repose sur l’utilisation des principes actifs naturels des plantes. Les tisanes, gélules et huiles essentielles, sont utilisées tant en prévention que pour le traitement de maladies.
  • La psychologie est une discipline vaste aux nombreuses spécialisations, qui travaille sur l’analyse et la compréhension du langage, du comportement, du raisonnement notamment. Mettant du sens dans le verbal et non verbal, le conscient et l’inconscient, le psychologue procède par échanges (entretiens) pour comprendre et accompagner son patient.
  • La sexologie est l’étude de la sexualité humaine dans sa globalité, par l’analyse des comportements et troubles physiques et physiologiques.
  • La sophrologie est une technique thérapeutique qui aide une personne à retrouver un état de bien-être en agissant sur le corps et le mental. Le travail du praticien repose à la fois sur la respiration, l’imagerie mentale et la décontraction musculaire.

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